L'éperon et la vallée des Baux

L’éperon des Baux est l’un des derniers contreforts du massif des Alpilles. C’est à cette configuration que le site doit son nom puisque le bau en provençal, désigne un escarpement rocheux. Cet escarpement à pic de 20 à 45 mètres protégeait naturellement le château contre une attaque venant de la plaine. De plus, il est précédé de ce côté de plusieurs petits éperons qui, à la grande époque du Château des Baux, accueillaient de petites forteresses contribuant à la défense du territoire avec ses corps de garde : le Mont Paon qui conserve encore d’intéressants vestiges, Barbegal fermant le passage à l’ouest et deux châteaux forts vers la gauche qui ont donné naissance à des communes de la vallée, Mouriès et Castillon, devenu Paradou. Les guetteurs pouvaient annoncer l’imminence d’un danger en communiquant d’une tour à l’autre.

Plus au sud, derrière les collines, la vallée était traversée par la via Aurelia, la route antique tracée par les Romains. Au-delà des collines, vers la plaine, derrière Maussane et Paradou, le terrain était très marécageux. Ces marais apportaient au village un complément de subsistance, mais ils étaient aussi sources de maladies. Ils ont été peu à peu canalisés puis asséchés.

Au loin, les étangs, comme celui de Vaccarès, sont des bras morts du Rhône. Par temps clair, on devine la Camargue, la plus importante réserve zoologique et botanique de France.
Sur la gauche s’étend la plaine de la Crau. Sa partie aride abrite une flore et une faune exceptionnelles alors que sa partie irriguée accueille des troupeaux de moutons mérinos qui, l’été, montent dans les Alpes.
Enfin, entre les collines, il est possible d’apercevoir quelques petites parcelles de terre rouge. C’est tout ce qui reste des carrières de bauxite, un minerai auquel les Baux ont donné leur nom et qui sert à fabriquer l’aluminium.